Ecoles alternatives ou alternatives à l’école ?

Telle est la question que nous nous sommes posée. Voici pourquoi et comment nous avons fait notre choix :

En janvier 2018, nous avons constaté le mal-être grandissant de Zoé (7 ans, CE1). Elle n’a jamais aimé l’école (beaucoup de pleurs depuis la maternelle). Chaque séparation est vécue comme un déchirement. La seule réponse qui nous est donnée est que l’enfant va s’y faire, elle va bien finir par s’adapter.

Difficile pour nous de répondre aux questions de Zoé : « Pourquoi l’école nous sépare-t-elle des parents ? Ce n’est pas naturel que des étrangers s’occupent des enfants. C’est aux parents de le faire. Maman, pour moi l’école est une prison. On est enfermé et on a des toutes petites récréations. Tu me manques… » Nous entretenons le dialogue et essayons de répondre de manière bienveillante à son mal-être persistant.

Néanmoins Zoé développe des maux de tête, de dos et chutes de tension. Les médecins nous disent que notre fille n’a rien. La maîtresse constate également que Zoé n’est pas bien, pour autant elle n’est pas en échec scolaire.

Plusieurs RDV chez l’étiopathe soulagent enfin notre Zoé de ces maux de dos et de tête : 2 cervicales, 1 dorsale et 2 lombaires déplacées. Zoé est dans un état de stress tel qu’on peut le constater chez un adulte !

Nous devons prendre une décision, elle ne peut rester comme ça. Changer d’école ? Oui mais pas dans une école « classique » qui ne changerait en rien le stress éprouvé par l’enfant. École alternative donc, puisqu’il n’y a pas d’autres choix, non ? Au printemps, nous découvrons le concept des écoles démocratiques, dont une ouverture d’école serait prévue en janvier 2019 près de chez nous. Une école libre, sans enseignants mais avec des accompagnants. Comment ça marche ? Nous découvrons les apprentissages autonomes (article à retrouver ici). Une révélation pour nous qui pensions que le seul moyen d’apprendre était d’aller à l’école…

Après plusieurs mois de recherches, lectures, réflexions (voir nos sources d’inspiration ici) et beaucoup, beaucoup de discussions, nous décidons de tenter l’aventure de l’instruction en famille (IEF) avec son lot de chamboulements de notre vie quotidienne. Il n’y a pas de « recette type ». On s’adapte au rythme de l’enfant qui devient moteur et acteur de son savoir. Zoé a été ravie et soulagée par cette décision!

Cathy, la grande sœur, a quant à elle réfléchit aux choix qui se présentaient à elle. Elle devait entrer en 2nde mais a finalement fait le choix de l’IEF. Nous n’avons pas encore déterminé si nous allions suivre des cours par correspondance. A présent Cathy est libre : elle n’a plus la pression du temps, en fonction du métier qu’elle choisira (pour l’instant institutrice, à suivre donc…) elle passera les examens nécessaires quand elle sera prête. Nous espérons qu’elle gagnera en confiance en elle et qu’elle s’épanouira tout simplement.

Nous partagerons avec vous cette belle aventure dans laquelle nous sommes tous des apprenants (enfants comme parents!). En espérant qu’elle nous fasse grandir sur le chemin de la vie et pourquoi pas, qu’elle puisse inspirer l’un ou l’autre?