IEF, un choix qui fait peur ?

L’entourage est souvent inquiet, voire désapprouve le choix de l’instruction en famille (pour savoir pourquoi nous avons choisi l’IEF, retrouvez notre 1er article). Quelles peuvent être ces inquiétudes ?

Comment allez-vous faire pour sociabiliser vos enfants s’ils ne vont pas à l’école ? Un enfant sans école n’a pas de vie sociale…

Tout d’abord, il n’est pas naturel de côtoyer uniquement des enfants du même âge, en les regroupant par classe ou groupe d’âge, favorisant notamment l’esprit de compétition. Dans la « vraie vie », nous vivons au quotidien avec des personnes de tous âges (travail, conjoint, famille, amis, voisinage etc.)

Un enfant apprend naturellement en côtoyant des « grands » que ce soient des enfants plus âgés, des ados, des adultes, des seniors. Il est également un repère voire un soutien pour les plus petits.

L’échange intergénérationnel n’est pas présent dans nos écoles classiques. A tel point que certains enfants ont peur des « grands », et que les « grands » en jouent et sont parfois méchants avec les plus jeunes.

Par ailleurs, il est indispensable que les parents en IEF apportent un environnement riche et varié à leur(s) enfant(s) en proposant des activités (musique, théâtre, sport…), rencontres (familles, amis, commune…) etc pour entretenir une vie sociale riche.

Comment un enfant qui ne va pas ou plus à l’école peut-il s’adapter à sa vie future qui n’est pas facile (hiérarchie au travail etc) ?!

En sortant nos enfant du système scolaire classique, nous espérons leur apporter une autre vision du monde. Il n’est pas question de vivre reclus sur nous-mêmes et d’éloigner nos enfants des difficultés de la vie. Au contraire, sans le formatage scolaire et la « pensée unique », nous sommes peut-être mieux préparés pour appréhender le monde ? Quelle meilleure école pour apprendre la vie que la vie elle-même ?

L’école actuelle me fait penser à une pépinière, où tous les élèves sont comparables à des plantes en pot. Comme les plantes, ils reçoivent les mêmes quantités d’enseignement (eau) pour grandir. Certaines plantes grandiront plus que d’autres. A la fin de la scolarité, on leur dit : « ça y est ! vous êtes libres ». Or comment une plante « cultivée » en pot peut-elle vivre librement dans un champ ou dans la nature ? Comment nos élèves gardés bien à l’abri dans nos écoles (où on leur dit à chaque instant ce qu’ils ont à faire et comment le faire), peuvent-ils penser par eux-mêmes et être à l’aise dans la « vraie vie » des adultes ?

A ce jour, nous n’avons pas toutes les réponses aux questions et inquiétudes. Le changement fait peur. On doute parfois, mais finalement qu’est ce qui prime : l’avenir de nos enfants ou l’idéologie de masse ?

Notre objectif, je le rappelle, est tout simplement d’accompagner nos filles et leur permettre de (re)devenir enthousiastes, épanouies, autonomes et actives !

Enfin, pour vous apporter un autre regard sur l’éducation et, se placer du point de vue du besoin de l’enfant, je vous invite à regarder cette vidéo de Thierry PARDO, titulaire d’un doctorat en éducation (à retrouver dans nos sources d’inspirations). Petit conseil : Prenez-vous le temps pour cette vidéo de 37 minutes (que vos enfants soient scolarisés ou non, les idées développées sont très intéressantes).

4 thoughts on “IEF, un choix qui fait peur ?

  1. Je te rejoint sur tous les points de ton article. On n’a pas décidé de pratiquer l’IEF pour ses raisons initialement, ça a été plutôt une issue de secours. Mais tous ces raisonnements nous sont venus comme une évidence en constatant les changements chez Aëlig. Il parle et pose des questions sans complexe aux adultes depuis qu’il n’est plus à l’école alors que peu avant il n’osait même pas répondre à une question. J’aurai aimé que Gwen fasse aussi ce choix mais elle préfère continuer un cursus ordinaire. Et je respecte son choix. En tout cas bravo à vous !! Pour l’instruction et le blog !

    1. Merci pour ton témoignage Christelle ! Pour nous également toutes ces évidences nous sont apparues après coup. Nous avions déjà des questionnements depuis un certain temps, qui se sont rapidement transformés en certitudes. Donc maintenant on se place d’abord du point de vue du besoin de l’enfant. Je suis heureuse pour Aëlig et vous souhaite à tous les 5 tout le meilleur !

  2. Nadine, moi comme inquiétude j’ai identifié la chose suivante : comment s’y retrouver financièrement ? En effet, je suppose que ce choix d’ducation implique forcément la présence du père ou de la mère à la maison et donc l’abandon du travail. Comment avez-vous fait ? Bisous

    1. Sabrina, en effet il est nécessaire de faire des choix de vie : arrêter de travailler pour l’un des parents (dans notre cas de figure, c’est moi qui arrête) implique forcément une diminution des rentrées d’argent du foyer. Certains parleront de sacrifices financiers. Pour nous, il est plutôt question d’un changement de notre manière de vivre dans cette société consumériste. Par ailleurs, la perte financière est largement compensée par le gain en qualité de vie (moins de stress, plus de bien-être qui se propage sur l’ensemble de la famille) A suivre donc 🙂

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