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Les apprentissages autonomes (partie 1)

Après avoir participé à une réunion sur les écoles démocratiques (on vous parle de notre parcours personnel par ici), ce fut une véritable découverte pour nous de considérer que l’enfant peut être moteur et acteur de son savoir !

Contrairement à ce que nous pensions jusqu’à présent, l’apprentissage n’est pas le produit de l’enseignement… Remise en question totale pour nous en tant que parents quant à l’éducation prodiguée à nos enfants. Et oui, pour nous, il n’y avait pas d’autre choix envisageable : l’école est un passage obligé pour apprendre et devenir un adulte responsable et cultivé, non ? Idéologie de masse, quand tu nous tiens…

Pour en revenir à l’ouvrage* de John HOLT (enseignant, travaux et conférences en sciences de l’éducation, universités de Harvard et de Berkeley, acteur incontournable des réseaux de « unschooling »), c’est incontestablement une révélation pour moi ! Je le recommande à tous les parents (que vos enfants soient scolarisés ou non). Je suis allée de découverte en découverte, tout cela me paraissait cohérent et logique au fur et à mesure de ma lecture. Je pense que chacun pourra s’y retrouver. (Ce livre et bien d’autres tout aussi passionnants sont à retrouver dans nos sources d’inspiration : allez-y c’est par ici!)

Voici une (toute petite) partie des points abordés par John HOLT :

 Ce que peuvent faire (ou ne pas faire) les parents

  • Apprentissages non sollicités

Le seul avantage que nous, adultes, ayons sur les enfants est d’avoir vécu plus longtemps. C’est donc à nous de rendre le monde et ses habitants plus accessibles aux enfants ! Les enfants aiment et recherchent le contact avec les autres (pas uniquement avec des enfants d’ailleurs. Les échanges intergénérationnels restent très importants).

Lorsqu’un enfant nous pose une question, évitons d’en faire trop. Il attend une réponse claire et précise. Si toutefois nous n’avons pas la réponse, pas de panique ! Il suffit de le dire : « je n’ai pas la réponse à ta question, mais on va la trouver en demandant à l’un ou l’autre, ou en faisant des recherches. »

Pour les plus réticents d’entre vous, qui estiment qu’il est INDISPENSABLE de faire des leçons de toutes choses (« on m’a posé une question sur un sujet que je connais, il FAUT bien que j’explique TOUT ce que je sais! ») il faut savoir que d’un enseignement non sollicité ne découlera pas un apprentissage, au contraire cela peut produire un obstacle à l’apprentissage car imposé à son interlocuteur… Refrénons cette impulsion et ce besoin d’expliquer les choses. Si l’enfant veut en savoir plus, il le demandera. Si, si je vous l’assure !

  • L’enseignement est une science naturelle

John HOLT a constaté que la capacité d’observation attentive et patiente nécessaire pour respecter le rythme de l’apprentissage de l’enfant, ne se retrouve pas chez tous les enseignants et est davantage présente chez les parents grâce à l’amour et l’intérêt qu’ils portent naturellement à leur enfant. Quand on essaie d’interférer, de changer ou de diriger le style et le rythme d’apprentissages, on les ralentie ou on les stoppe.

L’enfant a besoin de comprendre seul. Évitons d’intervenir sauf s’il met sa vie en danger. Alors il prend confiance dans sa capacité à comprendre les choses par lui-même.

Apprendre pas plus que respirer n’est un acte volontaire. C’est dans leur nature ! Nos inquiétudes sur les apprentissages éteignent les apprentissages des enfants.

  • Accro aux félicitations

Beaucoup d’enfants font preuve de cynisme au sujet des louanges et en sont dépendants tout à la fois. C’est le pire mélange qui soit. Souvent les ados pensent : « Les gens me félicitent juste pour obtenir ce qu’ils veulent ».

Le problème des motivations extérieures négatives (mauvaises notes, remarques négatives des parents, enseignants ou camarades…) ou positives (bonnes notes, compliments…) est qu’ils écrasent la motivation interne, cet élan naturel. Les récompenses et félicitations seront également abordées dans l’un de nos prochains articles consacré aux travaux d’Isabelle FILLIOZAT.

  • Mais alors que faire ?

Ce que les enfants veulent et ont besoin de notre part c’est une attention authentique : les remarquer, les prendre au sérieux, les soutenir et les accompagner, sans pour autant leur parler de manière professorale.

Mission difficile pour nous les parents, me direz-vous !

Mais sincèrement, n’est-ce pas la plus belle des missions qui soit : apprendre et grandir ensemble ?

A suivre partie 2Apprenant de nature. En attendant, retrouvez cet ouvrage et bien d’autres sur le site des Éditions l’Instant Présent.

*Source : Les apprentissages autonomes, Comment les enfants s’instruisent sans enseignement, John HOLT, Éditions l’Instant Présent février 2014

IEF et apprentissage informel

Le livre de Claudia RENAU, L’apprentissage informel expliqué à mon inspecteur* (à retrouver dans nos sources d’inspiration ici) nous a permis d’approfondir notre réflexion sur les apprentissages informels et autonomes. Elle aborde également le sujet (souvent angoissant) du contrôle annuel des familles en IEF (Instruction En Famille) par l’Éducation Nationale.

Dans son ouvrage, l’auteure démontre la légitimité (oui, oui l’instruction en famille est un droit) et l’efficacité des apprentissages informels et non-contraints, en se basant sur des réflexions et recherches universitaires de spécialistes en sciences de l’éducation, ainsi que des témoignages de familles qui expérimentent ce mode de vie.

Qui est Claudia RENAU ?

Enseignante d’histoire et de géographie dans le secondaire pendant 10 ans, elle est ensuite devenue formatrice pour futurs enseignants à l’IUFM de Paris.

Désormais éditrice, active dans les réseaux de l’instruction en famille et passionnée par l’efficacité des apprentissages autonomes et informels, elle propose un livre reliant ces deux univers qui paraissent pourtant opposés.

A mon sens, il est particulièrement intéressant d’avoir la vision de personnes issues du milieu de l’enseignement, sur l’apprentissage informel qui est en opposition à l’apprentissage imposé/contraint (que nous avons expérimenté pendant notre scolarité).

C’est quoi l’apprentissage informel ?

Parmi les modalités non scolaires, il existe l’apprentissage informel. C’est tout simplement un apprentissage sans démarche consciente ou explicite. Citons comme exemples qui nous concernent tous : la marche, le langage, l’empathie, notre façon de vivre…

Il prend place dans un environnement riche et varié (parents, société, monde). Tout est « une porte d’entrée vers des apprentissages car tout est relié : reconnaître les plantes dans la nature permet d’aborder la biologie mais aussi le langage, la géographie (…). Confectionner un gâteau, c’est faire des mesures (…) calculer des proportions (…). Suivre un itinéraire (…) permet d’acquérir le sens de l’orientation »1. On est avant tout dans une démarche interactive parents-enfants, et je dirais même enfants-vers le monde qui l’entoure.

Ce type d’apprentissage permet de préserver des connaissances pérennes et bien assimilées, accompagnées d’une aisance et rapidité par rapport aux règles apprises artificiellement (et dans la contrainte !)

L’école survalorise le métalangage, le discours sur le langage. Par exemple, lorsqu’on demande à un enfant de 8 ans de conjuguer un verbe au présent, le savoir testé porte sur les termes « conjuguer » « verbe » et « présent », et pas au savoir effectif. En effet, un enfant de 8 ans sait parler et sait donc conjuguer de fait.2

« Apprentissage informel ne s’oppose pas à formel, mais à apprentissage contraint »3. L’enfant est le moteur de ses apprentissages, il explore, expérimente. C’est ce qu’on appelle : apprentissages autonomes.

Le rôle des parents

Il est important de ne pas avoir d’attentes, ni de vérifier ou de tester l’enfant « Comment as-tu appris ceci ? Sais-tu ce qu’est cela ?».  En effet, en tant qu’adulte nous avons l’impression de devoir constamment instruire nos enfants. D’ailleurs « quand un adulte pose une question, il enseigne, quand un enfant pose une question, il apprend. »4. Sachons simplement et en toute humilité répondre de manière claire et précise à notre enfant, quand nous y sommes invités et sans en faire de trop.

Il ne s’agit pas non plus de l’obliger ou le contraindre à apprendre, mais lâcher prise et FAIRE CONFIANCE à son enfant (vaste programme !) Tout cela préserve la confiance en soi de l’enfant et le plaisir de la découverte, l’appétit d’explorer ! Le plaisir et la joie intense lorsqu’il réussit par lui-même !

D’après les spécialistes en sciences de l’éducation5, il est nécessaire de se baser sur la motivation à apprendre de l’enfant (oui, oui un enfant est motivé par son apprentissage), celui-ci étant ainsi acteur et constructeur de son savoir. Que faire ?

  • Proposer des activités qui font sens
  • Consacrer du temps
  • Ne pas enfermer des enfants du même âge dans des groupes/classes, pour éviter la compétition et la mésestime de soi, les notes ne servant qu’à classer, et non à apprendre.

Préserver le goût et l’enthousiasme d’apprendre tout au long de sa vie 

Il ressort des travaux universitaires et des témoignages6 qu’on apprend facilement quand on est prêt pour un apprentissage car il fait sens pour nous. Ainsi l’apprentissage à contretemps est un apprentissage inutile. A nouveau un exemple qui nous concerne tous : à l’école, à part les sujets qui nous ont passionnés, ou qui nous sont utiles dans notre quotidien (travail etc.), nous n’avons que peu de souvenirs de tous les apprentissages purement scolaires. Et oui, les élèves ont des connaissances à l’instant T, au moment du contrôle, et oublient rapidement ce qui ne leur est pas utile.

On pourrait se dire, certes ces connaissances sont oubliées, mais cet enseignement a servi à donner de bonnes habitudes de raisonnement. Or quand on observe un enfant, il a de façon spontanée des bonnes habitudes de raisonnement, à condition de l’avoir laissé grandir et découvrir à son rythme, avec confiance et sans peurs.

Il vaut mieux apprendre les éléments pointus au moment où on en a réellement besoin (pas forcément à l’âge imposé par un programme, mais cela peut être bien plus tard), sinon ils seront vite oubliés. Encore un exemple concret : le calcul de l’aire semble bien abstrait pour nos collégiens ou lycéens, or ce calcul s’avère indispensable pour peindre une pièce.

Il en va de même dans le monde du travail : Comment acquiert-on les nouveaux savoirs ?7

  • 70% par les activités, les expériences et la résolution de problèmes
  • 20% par les contacts et les interactions avec les autres
  • 10% par la formation formelle et la lecture

On apprend vite quand c’est le bon moment, et quand on est intéressé !

Contrôle annuel de l’Éducation Nationale

Les familles en IEF sont contrôlées, en général une fois par an, par l’Éducation Nationale, le contrôle ayant pour but de « vérifier que l’enseignement assuré est conforme au droit de l’enfant à l’instruction ». En théorie, ce ne sont donc pas les résultats de l’instruction qui seront contrôlés, mais bien les moyens mis en place pour cette instruction.

L’objectif, selon Claudia RENAU, est d’avoir un dialogue constructif entre les parents et la personne en charge du contrôle (ce qui n’est malheureusement pas toujours évident, au vu des témoignages que j’ai pu découvrir). La famille peut faire un compte-rendu sur les activités faites dans l’année, sorties et ressources utilisées, sur les éléments abordés en utilisant éventuellement la grille des compétences et connaissances comme base de présentation.

Par ailleurs, lors de ce contrôle, il est prévu entre autres l’observation des travaux réalisés par l’enfant avec un entretien. Cependant il faut être conscient que les questions posées par l’inspecteur peuvent être intrusives : un enfant moteur de son rythme et de ses sujets d’apprentissages, n’est pas habitué à restituer de façon artificielle. Cela n’a pas de sens pour l’enfant, quand il connait une chose, il la connait pour lui, pas pour autrui.

Pour conclure, je vous recommande sans hésiter le livre de Claudia RENAU qui permet de comprendre d’avantage l’univers passionnant de l’IEF et des apprentissages. On retrouve également de nombreux conseils et témoignages (notamment sur le déroulement des contrôles pédagogiques) sur les blogs spécialisés, notamment celui d’Isa LISE Apprendre avec bonheur avec un article consacré à ce sujet juste ici.

A présent place au plaisir d’apprendre !

*Source : L’apprentissage informel expliqué à mon inspecteur, Claudia RENAU, Éditions l’Instant Présent juin 2012 – 1 : page 10 – 2 : page 32 – 3 : page 10 – 4 : page 30 – 5 : pages 12 à 20 – 6 : page 27 – 7 : page 20

IEF, un choix qui fait peur ?

L’entourage est souvent inquiet, voire désapprouve le choix de l’instruction en famille (pour savoir pourquoi nous avons choisi l’IEF, retrouvez notre 1er article). Quelles peuvent être ces inquiétudes ?

Comment allez-vous faire pour sociabiliser vos enfants s’ils ne vont pas à l’école ? Un enfant sans école n’a pas de vie sociale…

Tout d’abord, il n’est pas naturel de côtoyer uniquement des enfants du même âge, en les regroupant par classe ou groupe d’âge, favorisant notamment l’esprit de compétition. Dans la « vraie vie », nous vivons au quotidien avec des personnes de tous âges (travail, conjoint, famille, amis, voisinage etc.)

Un enfant apprend naturellement en côtoyant des « grands » que ce soient des enfants plus âgés, des ados, des adultes, des seniors. Il est également un repère voire un soutien pour les plus petits.

L’échange intergénérationnel n’est pas présent dans nos écoles classiques. A tel point que certains enfants ont peur des « grands », et que les « grands » en jouent et sont parfois méchants avec les plus jeunes.

Par ailleurs, il est indispensable que les parents en IEF apportent un environnement riche et varié à leur(s) enfant(s) en proposant des activités (musique, théâtre, sport…), rencontres (familles, amis, commune…) etc pour entretenir une vie sociale riche.

Comment un enfant qui ne va pas ou plus à l’école peut-il s’adapter à sa vie future qui n’est pas facile (hiérarchie au travail etc) ?!

En sortant nos enfant du système scolaire classique, nous espérons leur apporter une autre vision du monde. Il n’est pas question de vivre reclus sur nous-mêmes et d’éloigner nos enfants des difficultés de la vie. Au contraire, sans le formatage scolaire et la « pensée unique », nous sommes peut-être mieux préparés pour appréhender le monde ? Quelle meilleure école pour apprendre la vie que la vie elle-même ?

L’école actuelle me fait penser à une pépinière, où tous les élèves sont comparables à des plantes en pot. Comme les plantes, ils reçoivent les mêmes quantités d’enseignement (eau) pour grandir. Certaines plantes grandiront plus que d’autres. A la fin de la scolarité, on leur dit : « ça y est ! vous êtes libres ». Or comment une plante « cultivée » en pot peut-elle vivre librement dans un champ ou dans la nature ? Comment nos élèves gardés bien à l’abri dans nos écoles (où on leur dit à chaque instant ce qu’ils ont à faire et comment le faire), peuvent-ils penser par eux-mêmes et être à l’aise dans la « vraie vie » des adultes ?

A ce jour, nous n’avons pas toutes les réponses aux questions et inquiétudes. Le changement fait peur. On doute parfois, mais finalement qu’est ce qui prime : l’avenir de nos enfants ou l’idéologie de masse ?

Notre objectif, je le rappelle, est tout simplement d’accompagner nos filles et leur permettre de (re)devenir enthousiastes, épanouies, autonomes et actives !

Enfin, pour vous apporter un autre regard sur l’éducation et, se placer du point de vue du besoin de l’enfant, je vous invite à regarder cette vidéo de Thierry PARDO, titulaire d’un doctorat en éducation (à retrouver dans nos sources d’inspirations). Petit conseil : Prenez-vous le temps pour cette vidéo de 37 minutes (que vos enfants soient scolarisés ou non, les idées développées sont très intéressantes).

Notre rentrée avant vs après

Pour marquer le début de notre 1ère année d’IEF (on vous explique tout ici), Cathy a réalisé une vidéo sur le thème de la rentrée, en faisant un comparatif (parfois humoristique) de la rentrée avant (cursus scolaire) et après (en IEF). Cathy fait du montage vidéo depuis quelque temps, sans avoir diffusé ses créations. On vous laisse donc découvrir sa toute 1ère vidéo publiée sur la chaîne YouTube Enjoy & live.

Pour vous donner un petit aperçu, derrière 3 minutes de vidéo se cachent plusieurs heures de travail pour Cathy qui endosse de multiples rôles : scénariste, metteuse en scène, réalisatrice et actrice.

Bon visionnage, en espérant que la vidéo vous plaise !

Ecoles alternatives ou alternatives à l’école ?

Telle est la question que nous nous sommes posée. Voici pourquoi et comment nous avons fait notre choix :

En janvier 2018, nous avons constaté le mal-être grandissant de Zoé (7 ans, CE1). Elle n’a jamais aimé l’école (beaucoup de pleurs depuis la maternelle). Chaque séparation est vécue comme un déchirement. La seule réponse qui nous est donnée est que l’enfant va s’y faire, elle va bien finir par s’adapter.

Difficile pour nous de répondre aux questions de Zoé : « Pourquoi l’école nous sépare-t-elle des parents ? Ce n’est pas naturel que des étrangers s’occupent des enfants. C’est aux parents de le faire. Maman, pour moi l’école est une prison. On est enfermé et on a des toutes petites récréations. Tu me manques… » Nous entretenons le dialogue et essayons de répondre de manière bienveillante à son mal-être persistant.

Néanmoins Zoé développe des maux de tête, de dos et chutes de tension. Les médecins nous disent que notre fille n’a rien. La maîtresse constate également que Zoé n’est pas bien, pour autant elle n’est pas en échec scolaire.

Plusieurs RDV chez l’étiopathe soulagent enfin notre Zoé de ces maux de dos et de tête : 2 cervicales, 1 dorsale et 2 lombaires déplacées. Zoé est dans un état de stress tel qu’on peut le constater chez un adulte !

Nous devons prendre une décision, elle ne peut rester comme ça. Changer d’école ? Oui mais pas dans une école « classique » qui ne changerait en rien le stress éprouvé par l’enfant. École alternative donc, puisqu’il n’y a pas d’autres choix, non ? Au printemps, nous découvrons le concept des écoles démocratiques, dont une ouverture d’école serait prévue en janvier 2019 près de chez nous. Une école libre, sans enseignants mais avec des accompagnants. Comment ça marche ? Nous découvrons les apprentissages autonomes (article à suivre). Une révélation pour nous qui pensions que le seul moyen d’apprendre était d’aller à l’école…

Après plusieurs mois de recherches, lectures, réflexions (voir nos sources d’inspiration ici) et beaucoup, beaucoup de discussions, nous décidons de tenter l’aventure de l’instruction en famille (IEF) avec son lot de chamboulements de notre vie quotidienne. Il n’y a pas de « recette type ». On s’adapte au rythme de l’enfant qui devient moteur et acteur de son savoir. Zoé a été ravie et soulagée par cette décision!

Cathy, la grande sœur, a quant à elle réfléchit aux choix qui se présentaient à elle. Elle devait entrer en 2nde mais a finalement fait le choix de l’IEF. Nous n’avons pas encore déterminé si nous allions suivre des cours par correspondance. A présent Cathy est libre : elle n’a plus la pression du temps, en fonction du métier qu’elle choisira (pour l’instant institutrice, à suivre donc…) elle passera les examens nécessaires quand elle sera prête. Nous espérons qu’elle gagnera en confiance en elle et qu’elle s’épanouira tout simplement.

Nous partagerons avec vous cette belle aventure dans laquelle nous sommes tous des apprenants (enfants comme parents!). En espérant qu’elle nous fasse grandir sur le chemin de la vie et pourquoi pas, qu’elle puisse inspirer l’un ou l’autre?