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IEF : Ce que dit la loi

Cet article a pour objectif de résumer le cadre juridique concernant l’Instruction en Famille. Regardons de plus près ce que disent les textes de loi internationaux et français :

1. Déclaration universelle des droits de l’Homme

Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants. (Article 26-3)

2. Convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme et des libertés fondamentales

Nul ne peut se voir refuser le droit à l’instruction. L’État, dans l’exercice des fonctions qu’il assumera dans le domaine de l’éducation et de l’enseignement, respectera le droit des parents d’assurer cette éducation et cet enseignement conformément à leurs convictions religieuses et philosophiques. (Protocole additionnel, article 2, protocole n°1)

3. La liberté de l’enseignement est un principe constitutionnel

La liberté de l’enseignement est consacrée par le Conseil Constitutionnel comme l’un des principes fondamentaux reconnus par les lois de la République. Article premier : 
La loi complémentaire à la loi n° 59-1557 du 31 décembre 1959 modifiée par la loi n° 71-400 du 1er juin 1971 et relative à la liberté de l’enseignement est déclarée conforme à la Constitution* (décision n°77-87 DC du 23 novembre 1977). A retrouver sur le site COLLECT’IEF.

4. Code de l’éducation

En France, l’Instruction En Famille est un droit : Article L.131-2

L’instruction obligatoire peut être donnée soit dans les établissements ou écoles publics ou privés, soit dans les familles par les parents, ou l’un d’entre eux, ou toute personne de leur choix.

a. Les démarches (Article L.131-5)

Les responsables légaux de l’enfant doivent effectuer une déclaration en mairie et à l’IA-Dasen (inspecteur d’académie – directeur académique des services de l’éducation nationale) pour les enfants ayant 6 ans (dans l’année civile de la rentrée scolaire) et qui n’ont pas 16 ans révolus. Un exemple de déclaration est à retrouver ici.

Cette déclaration est à faire à la rentrée scolaire, ou dans les 8 jours suivants la déscolarisation ou le changement de résidence. Un accusé de réception devra vous être adressé par l’IA-Dasen (Article R. 131-2)

b. L’enquête de la mairie (Article L.131-10)

Elle a lieu dès la 1ère année, puis tous les 2 ans et a uniquement pour objectif de constater « quelles sont les raisons alléguées par les personnes responsables, et s’il […] est donné [aux enfants] une instruction dans la mesure compatible avec leur état de santé et les conditions de vie de la famille ». Elle ne porte pas sur la qualité de l’instruction dispensée dont le contrôle relève des autorités compétentes du ministère chargé de l’éducation nationale. Elle n’est pas non plus une enquête sociale. Elle peut donc être effectuée par des agents administratifs de la commune. Dossier à retrouver sur le site de l’association UNIE.

c. Le contrôle par l’Éducation Nationale (Article L.131-10)

La famille est informée au minimum 1 mois avant la date du contrôle, à partir du 3ème mois suivant la déclaration d’instruction dans la famille.

Ce contrôle porte sur la réalité de l’instruction donc sur les moyens mis en œuvre et le contenu de l’enseignement dispensé par les responsables de l’enfant pour l’instruire, ainsi que sur les acquisitions de l’enfant et sa progression.

L’objectif est de vérifier que l’enfant instruit pourra maîtriser l’ensemble des exigences du socle commun à l’issue de la période d’instruction obligatoire. La progression retenue doit être compatible avec l’âge de l’enfant et son état de santé, tout en tenant compte des choix éducatifs effectués. (Articles D.131-12 / R.131-13)

Comme le rappelle la circulaire N° 2017-056 du 14/04/2017, le socle commun doit servir de références communes pour permettre un dialogue constructif et apprécier la progression de l’enfant. Il ne faut pas y voir une obligation de résultat. Le contrôle n’a pas pour objectif de vérifier que le niveau de l’enfant est équivalent à celui d’un enfant de même âge scolarisé, compte tenu de la liberté de choix éducatifs laissés aux parents.

Concernant le socle commun, le site UNIE précise :

Si l’inspecteur a le droit de se référer aux cycles, vous n’êtes absolument pas tenus de les suivre si vous ne le désirez pas : il s’agit seulement de points de référence. Par contre vous devez faire en sorte d’avoir passé en revue le contenu de chacun des 5 domaines à l’issue des 16 ans de l’enfant… Notez toutefois que vous avez une obligation de moyens (tout mettre en œuvre, instruire), et que votre enfant lui n’a pas d’obligation de résultat (on ne saurait imposer aux enfants en IEF ce qu’on n’impose pas aux enfants scolarisés, l’enfant n’a pas l’obligation d’être « bon partout »!).

Concrètement le contrôle se déroule en 2 temps. D’abord un entretien avec les responsables de l’enfant leurs permettant de présenter leurs choix éducatifs, ainsi que les méthodes et supports pédagogiques retenus. Il est recommandé aux responsables de l’enfant de faire parvenir avant le contrôle un document explicitant leurs choix éducatifs. Ainsi ils pourront demander à ce que ce document soit annexé au bilan du contrôle.

Ensuite, les différents travaux réalisés par l’enfant sont présentés à la personne en charge du contrôle. Des exercices écrits ou oraux individualisés et adaptés aux objectifs pédagogiques seront demandés à l’enfant. (Article R.131-14)

Pour le 1er contrôle, le site UNIE précise :

Le contrôle que vous avez pour la 1ère fois sert de base (il ne peut donc pas y avoir de second contrôle au prétexte d’une insuffisance de progression la première fois!).

Le bilan du contrôle est notifié systématiquement aux responsables de l’enfant. Si les résultats sont jugés insuffisants, il doit leur être précisé en quoi l’instruction donnée ne permet pas la progression de l’enfant vers l’acquisition, à la fin de la période obligatoire, des compétences du socle commun. Dans ce cas, un 2nd contrôle est prévu au plus tôt 1 mois après la date d’envoi des résultats. Si les résultats du 2nd contrôle sont toujours insuffisants, les parents sont mis en demeure d’inscrire l’enfant dans un établissement public ou privé, dans les 15 jours suivants la notification.

Les associations telles que : UNIE, LEDA ou OCIEL militent pour le droit des familles en IEF et peuvent apporter leur aide si les contrôles ne se déroulaient pas de manière optimale.

Bonne continuation dans votre aventure IEF 🙂

Escapade parisienne

Nous avons décidé de faire un petit crochet par Paris, sur notre trajet de retour des vacances de Noël. Cela a été une surprise que nous avons réservée à Cathy et Zoé. Nous n’avions que quelques heures, alors est-il possible de profiter de la vie parisienne pendant un temps très court? La réponse est oui 🙂 évidemment il y a tant à voir à Paris que pour en profiter pleinement il est recommandé d’y rester plusieurs jours. On peut néanmoins s’imprégner de l’atmosphère parisienne en quelques heures.

Il a fallut tout d’abord faire un choix sur ce que nous souhaitions visiter. Cathy souhaitait voir la Tour Eiffel et Zoé passionnée par l’univers du ballet voulait voir l’Opéra de Paris. Ainsi après avoir déposé nos affaires à l’hôtel, nous avons pris le métro. Cathy nous a servi de guide pour les trajets et les stations. Elle a déjà visité Londres précédemment et s’est vite habituée à ce mode de transport. Sur la carte ci-dessus vous pouvez apercevoir les monuments visités.

Tour Eiffel

La Dame de fer de Paris est très imposante avec ses 324 mètres de hauteur. Elle est située à l’extrémité nord-ouest du parc du Champ-de-Mars en bordure de la Seine dans le 7ᵉ arrondissement.

 

Nous l’avons vue de jour et sommes retournés le soir venu à la Place du Trocadero afin de la voir illuminée et sous un autre angle. Très joli spectacle que nous recommandons sans hésiter 🙂

Opéra National de Paris : le Palais Garnier

En 1861, à la demande de Napoléon III, Charles Garnier entreprend la construction d’un « nouvel Opéra » qui doit prendre place dans le Paris haussmannien à la fin du Second Empire. L’édifice, inauguré sous la Troisième République, le 5 janvier 1875, fascine les contemporains grâce à la richesse, l’éclectisme et l’audace du programme architectural et décoratif imaginé par Garnier. Son chef-d’œuvre s’impose dès lors comme le modèle du théâtre à l’italienne : à la fois fonctionnel et flamboyant, le Palais Garnier est considéré comme l’un des plus théâtres du monde.*

Émerveillement garanti lors de la visite de ce monument à l’architecture sublime et impressionnante !

www.operadeparis.fr

Le tarif est de 12€ par adulte, gratuit pour les moins de 12 ans (visite libre). Ouverture tous les jours de 10h à 16h30 (de 10h à 17h30) sauf jours de représentations en après-midi et jours de fermeture exceptionnelle.

Notre Dame de Paris

Lors de notre promenade le long de la Seine, nous avons également pu apercevoir la cathédrale Notre-Dame, cathédrale de l’archidiocèse de Paris. Elle est située dans l’est de l’île de la Cité, dans le 4ᵉ arrondissement de Paris.

Quai des Orfèvres

Bilan : notre escapade parisienne nous a permis de découvrir une partie de la richesse architecturale de notre belle capitale. Nous avons évidemment partagé de très beaux moments en famille 🙂

*Sources : brochure « Visites du Palais Garnier » / Carte monuments https://www.cityzeum.com/carte/monuments-de-paris

Le coup de cœur de Zoé #3

Le sapin est illuminé, le salon est éclairé par la douce lumière des bougies, la mélodie de « Jingle Bells » est fredonnée par les enfants. Pas de doute, c’est bientôt Noël ! Et pour rester dans la thématique, Zoé présente son coup de cœur : Histoires à raconter pour faire venir le Père Noël, Éditions Milan Jeunesse.

Présentation de l’éditeur

Une sélection de 24 histoires variées et très illustrées, tirées des magazines Milan. 24 histoires, ça fait une histoire pour chaque soir du mois der décembre en attendant  » bien sagement  » l’arrivée du Père Noël.
Zoé a découvert ce livre à la médiathèque. Depuis le 1er décembre, nous lisons donc une histoire par jour. Cela permet de faire patienter jusqu’à Noël et c’est devenu notre petit rituel 🙂
Le livre est très joli, les illustrations sont colorées et invitent l’enfant à la lecture. Il n’y a pas seulement des histoires de « Père-Noël », on y trouve également des contes comme : Le Prince de la Nuit, Minimouchka, Aliocha et la clé magique etc.
Validé et approuvé par Zoé 🙂 un livre à découvrir sans hésiter !

Le sentier littoral : à la découverte de la côte catalane

Le Sud de la France, cela fait rêver? Et bien je vous confirme que nous adorons notre région d’adoption. Originaire de l’Est de la France, nous avons tout quitté il y a 8 ans pour vivre une nouvelle vie sous le soleil catalan. Cette région est tout simplement sublime, entre mer et montage, on ne se lasse pas de ces paysages merveilleux. Nous n’avons jamais regretté notre choix, face à l’accueil et la gentillesse des Catalans. De nouvelles rencontres, de nouveaux amis qui nous font découvrir ce département sublime (ils se reconnaîtront 🙂 ), le soleil, la mer et la montage… que demander de plus?

Aujourd’hui nous vous parlons du sentier littoral à découvrir absolument si vous êtes de passage dans les Pyrénées-Orientales (ou si vous avez la chance d’y habiter bien-sûr).

Entre le Racou (commune d’Argelès-sur-Mer), Collioure et Port-Vendres, de criques préservées en villes fortifiées, le sentier littoral mène à la découverte de la côte Vermeille.
Que vous soyez de vrais randonneurs ou que vous ayez simplement envie de faire une promenade en famille, cette activité est faite pour vous! Cette randonnée de 10 km vous mènera d’Argelès-sur-Mer à Port-Vendres. Vous pouvez néanmoins faire demi-tour à tout moment pour en faire une promenade bien plus courte (c’est ce que nous avons fait hier). A Port-Vendres vous avez la possibilité de regagner Argelès-sur-Mer avec le bus à 1€.
Un peu d’Histoire

Compte tenu de sa position stratégique, au pied des Albères, Argelès a bénéficié dès le Moyen Âge d’un statut particulier. Ici, point de petits seigneurs. Jusqu’à la Révolution, les différentes dynasties qui ont régné sur le territoire (comtes-rois de Barcelone, rois de Majorque, d’Espagne, puis de France) ont toutes choisi d’exercer directement leur autorité sur la ville. D’où son titre de « cité royale ». À l’époque, le principal intérêt d’Argelès était dû à son rôle de verrou sur un axe commercial important. Le front de mer était encore un marécage. La station balnéaire ne sortira de terre qu’à partir de 1860, suite à la plantation du bois des Pins, qui a permis d’assainir le littoral.

Vous trouverez toutes les informations ici : LE-SENTIER-LITTORAL et sur les sites : http://www.argeles-sur-mer.com et www.tourisme-pyreneesorientales.com.

Voici un aperçu de notre journée d’hier. Au programme : jeux sur la plage, quelques prises d’Aïkido entre Christophe et Zoé, pendant que nous avons joué au « morpion » avec Cathy sur un galet customisé pour l’occasion, fabrication d’un mini radeau, jet de galets sur l’eau, instants de détente et paysages à couper le souffle 🙂

(Plus d’images dans une des prochaines vidéos de Cathy)
Alors, quand venez-vous découvrir le sentier littoral? 🙂

IEF et gestion du budget

La question récurrente qu’on nous pose lorsque nous expliquons que nous avons choisi de faire l’IEF pour nos filles : « mais comment faites-vous financièrement? » Ce n’est pas un secret. L’argent reste la principale préoccupation dans la plupart des foyers. Nous en faisons partie et avons bien évidemment fait les calculs nécessaires, avant de prendre la décision de quitter mon emploi.

Avant tout, il faut prendre conscience que nous sommes dans un changement de mode de pensée. Notre regard sur la société a changé et cela induit un changement de mode de vie et de consommation! Il ne s’agit pas d’un phénomène de mode mais bien d’une prise de conscience.

Nous vivons actuellement dans une société consumériste qui a besoin de consommateurs. Le système fonctionne ainsi. On consomme lorsqu’on essaie de compenser un manque (souvent affectif), lorsque nos besoins fondamentaux (lien et croissance) ne sont pas couverts. Le schéma est simple : quand je ne peux avoir ce dont j’ai réellement besoin, je me tourne vers autre chose, je consomme pour compenser ce manque et éprouver un soulagement temporaire… (d’ailleurs ce que je consomme importe peu). Voir notre article sur ce sujet, de l’excellent neurobiologiste Dr Hüther juste ici.

Consommer ne serait donc pas la clé du bonheur 🙂 Fort de cette analyse, cela parait simple : il suffit d’adapter nos dépenses à notre nouveau mode de vie. Moins de rentrées d’argent = dépenser moins. En ce qui concerne l’IEF, nous essayons de limiter les activités payantes (piscine, musées, visites payantes) et sortons d’avantage dans la nature, faisons des activités gratuites (visites et activités proposées par le réseau des médiathèques ou d’autres familles en IEF etc).

Je vous propose aujourd’hui un outil permettant de gérer votre budget mensuel (recettes et dépenses). C’est un tableur que nous avons créé (soyez indulgents 🙂 ) et que nous utilisons depuis plusieurs années. Le voici : Tableur budget

Fonctionnement du tableur

Il vous suffit de renseigner les recettes et dépenses et tous les calculs se font automatiquement 🙂 d’un coup d’œil, on peut voir le budget prévisionnel restant à la fin du mois et pour chaque poste de dépenses (pour l’utilisation n’oubliez pas d’ « Activer les modifications » sur le fichier Excel).

1. Entrer toutes vos rentrées d’argent mensuelles, et le solde du mois précédent : si on finit le mois précédent à -150€ cela va se déduire de vos rentrées d’argent.

2. Noter tous vos frais fixes : loyer, téléphones, électricité, eau, assurances etc. Petit conseil : mensualisez toutes les dépenses. Pour les frais qui ne sont pas prélevés mensuellement sur votre compte, vous pouvez mettre ce montant de côté et l’utiliser lorsque la facture arrive (par exemple EAU : je prévois de mettre 50€ de côté tous les mois. Lorsque je reçois ma facture annuelle, l’argent mis de côté à cet effet est disponible).

3. Indiquer le budget mensuel prévu pour ces 3 postes : courses = alimentaires + nécessaire à vivre / essence / frais divers = restau, loisirs, cadeaux… Dans cet exemple, je prévois un budget courses de 450€, essence 150€ et frais divers 150€.

4. Noter chaque dépense réalisée (concernant les postes ci-dessus). Le montant se déduit automatiquement (flèches rouges) du budget initial.
Exemple : je prévois un budget mensuel de courses de 450€. On est le 10 du mois, avec les courses réalisées ci-dessous, il me reste 335€ sur mon budget courses.

5. Solde prévisionnel restant à la fin du mois : dans cet exemple, on peut voir qu’avec les frais fixes (2) et toutes les dépenses prévues (3), il me restera 15€ à la fin du mois.

6. Solde restant au réel : avec les dépenses réalisées à ce jour (4), mon solde réel est de 545€ (en déduisant évidemment tous les frais fixes (2))

Avantages du tableur

Il vous est possible d’avoir un suivi détaillé de vos dépenses mois par mois, et même d’année en année. Cela vous permet d’analyser vos habitudes de consommation, et même de réduire des dépenses inutiles. Par ailleurs, en le faisant sur le moyen voire long terme on peut même constater l’évolution du coût de la vie.

J’espère que cet outil vous sera utile! A vous de le personnaliser. Si besoin d’aide, n’hésitez pas à me contacter via le blog ou les réseaux (Facebook, Instagram). Je serai ravie de pouvoir vous aider.

A vous de jouer 🙂

Tuto bonhomme de neige

Nous affectionnons tout particulièrement la période de Noël : les préparatifs, les senteurs des bougies et cette belle ambiance qui s’installe chez nous. Nous commençons ainsi à réaliser quelques éléments de décoration nous-mêmes : par exemple couronne de l’avent (réalisée par maman), boules de Noël (crées par Zoé) ou bonhommes de neige (réalisation familiale, idée trouvée par papa!).

Voici un petit tuto pour la réalisation (très facile) de bonhommes de neige.

Les avantages : 1. cela ne nécessite que peu de matériel : chaussettes, riz (non cuit), ficelle ou laine, épingles, en option : ruban, petites décorations / gommettes à coller et colle forte (pour consolider la tenue des épingles) 2. activité à réaliser avec un public de tout âge, petits et grands peuvent s’amuser !

1. Couper la chaussette : vous aurez ainsi le corps du bonhomme (partie longue) et son chapeau (partie courte ici environ 9 à 10 cm).

2. Retourner la chaussette et faire un nœud avec la laine ou la ficelle.

3. La remettre à l’endroit et verser du riz à l’intérieur. Nous mettons environ 500g par bonhomme.

4. Tasser légèrement le tout. Refermer le bonhomme à l’aide d’un nœud. Ne pas hésiter à en faire plusieurs pour être sûr que cela tienne 🙂 Couper le surplus de la chaussette.

5. Former la tête et passer la ficelle et/ou le ruban autour du cou. Bien serrer afin que le bonhomme garde sa forme.

6. Former son chapeau (avec le morceau de chaussette coupé préalablement), et le placer sur la tête.

7. Mettre 3 épingles sur la tête et éventuellement en ajouter sur le corps du bonhomme. Pour l’écharpe, vous pouvez utiliser des morceaux de chaussettes (blanches ou de couleurs) ou du ruban.

Votre bonhomme est terminé ! En jaune, je vous présente la réalisation de Zoé 🙂

Pour vous donner des idées, voici quelques unes de nos créations :

N’hésitez pas à partager les photos de vos réalisations sur nos comptes Facebook et Instagram. Nous avons hâte de voir la famille bonhommes de neige s’agrandir 🙂

Bons préparatifs de Noël à vous !

Le coup de cœur de Zoé #2

Nous avions déjà abordé les émotions des enfants précédemment dans nos articles : Comprendre nos enfants partie 1 et partie 2, en se plaçant du point de vue de l’adulte (parent, éducateur…).

Dans cet article, c’est différent! Zoé nous fait découvrir son coup de cœur pour un livre qui parle des émotions et qui s’adresse aux enfants. Il s’agit de la Collection Gaston la licorne, Mes émotions aux Éditions Hachette Enfants.

 

Présentation de l’éditeur

Un recueil de 8 émotions (dont 3 inédites) de Gaston, la licorne dont la crinière change de couleur selon ses émotions. Aurélie Chien Chow Chine, sophrologue, prend la parole pour expliquer les émotions et apporter des solutions (exercices de sophrologie).

Une roue des émotions est fournie avec l’ouvrage pour aider l’enfant à exprimer les émotions qu’il ressent.

Un très beau livre, qui explique avec des mots simples et compréhensibles les émotions, pour aider l’enfant à les nommer et les gérer. Toute la famille s’y retrouve : parents comme enfants 🙂 Le personnage, Gaston la licorne, est très attachant.
La météo du cœur
Les émotions à retrouver dans le livre : Je suis en colère, triste, joyeux, j’ai peur, je m’en veux, je suis timide, jaloux ainsi que tout fou-fou.
Validé et approuvé par Zoé : il y a quelques jours, lorsqu’elle était en colère, elle s’est retirée dans sa chambre pour relire son livre et a fait les exercices de respiration conseillés pour gérer cette colère du moment. Elle est ensuite revenue vers moi en m’expliquant comment faire pour gérer ce stress, cette tension. J’ai trouvé sa démarche géniale. Elle l’a fait en toute autonomie. Pouvoir nommer et gérer ses émotions est à mon sens un apprentissage essentiel !
A découvrir aussi la version différente : une émotion décrite par livre. Par exemple :

Destination Unschooling

Il existe de nombreuses manières d’aborder le sujet des apprentissages lorsqu’on pratique l’instruction en famille : on peut choisir l’apprentissage formel (cahiers, manuels scolaires, cours par correspondance) et/ou opter pour l’apprentissage naturel de l’enfant sans enseignement : bienvenue dans le monde du unschooling ! Précédemment, nous avions déjà vu les apprentissages autonomes (par ici) et apprentissages informels (par ).

Le film ainsi que le livre Être et devenir1 de Clara BELLAR nous permettent de plonger dans ce monde extraordinaire du unschooling ! Pour beaucoup de parents (comme pour nous) c’est une découverte totale, puisque nous avions appris qu’il n’y a qu’à l’école qu’on apprend. Alors comment un enfant pourrait-il apprendre sans école et sans enseignement ?!

Pour trouver une réponse, posons-nous d’abord la question : Pourquoi une société scolarisée a tant de mal à imaginer des apprentissages naturels et autonomes ? Comment se fait-il qu’un enfant sans école apprenne à marcher et à parler mais tout d’un coup serait incapable d’apprendre à compter ou écrire ? Pourquoi ne croit-on pas une personne apte à choisir son activité parmi ses centres d’intérêts ?

On le sait, les enfants sont des « machines à apprendre ». Dès lors pourquoi faudrait-il imposer des matières et des temps d’apprentissages, alors que notre cerveau est programmé naturellement pour apprendre ?

Se « déscolariser »

Nous avons été « formatés », il faut donc d’abord déscolariser les parents, changer de paradigme, de regard. Je pense que c’est cela le plus difficile et finalement le cœur du « problème » ! Les maîtres-mots en unschooling sont « trust and wait » = confiance et patience (Naomi Aldort2). C’est la base. Nous, parents, éducateurs, avons tendance à avoir des attentes, espérons l’émergence d’une ou plusieurs passions chez notre enfant, ou pire le comparons aux autres, aux « normes attendues ». Or c’est nocif pour lui, et détruit sa confiance. Le parent doit donc faire un travail sur lui avant tout, se remettre en question. D’ailleurs faire le choix du unschooling découle d’une réflexion globale : il ne s’agit pas seulement de l’éducation de notre enfant, mais de notre manière d’être dans le monde, de vivre !

Alors oui, c’est difficile de faire face au regard des autres, aux remarques : « mais vous ne suivez pas un programme ? votre enfant devrait savoir faire ceci ou cela ! » Il faut alors se dire 2 choses : on n’a jamais fait grandir quelqu’un en le mesurant. Arrêtons la comparaison et les attentes vis-à-vis de notre enfant. Puis, posons-nous la question : si nous étions sur une île déserte, à quel point serions-nous gênés que notre enfant soit comme ceci, ou comme cela ? Une fois que l’on s’est posé cette question, on a fait la paix avec la thématique de la comparaison (Thierry Pardo3, à retrouver juste ici).

Confiance en soi

Ainsi pour pouvoir faire confiance à son enfant, il faut donc avoir confiance en soi ! C’est logique me direz-vous. Mais comment fait-on si, comme moi, on est une maman qui n’a pas vraiment confiance en elle ? Il faut déjà avoir confiance dans ce qu’on fait ! Aujourd’hui je peux affirmer que notre choix de vie nous correspond, parents comme enfants (oui il y a des doutes et des questions parfois, mais la joie est présente, cela se ressent en soi et chez les enfants). Ensuite il nous faut avoir confiance en la capacité d’apprendre de l’enfant. Elle se cultive en parlant en famille, avec d’autres parents d’enfants non-sco et en étant attentif à ce qu’exprime son enfant, en restant connecté à lui ! Cela demande un travail sur soi mais la justesse de l’action donne beaucoup d’énergie (Claudia Renau4). Partage et connexion à l’autre permettent de changer, de se construire. C’est donc l’interaction avec nos enfants qui nous permet de gagner en confiance, mais surtout qui les aide à se construire !

Nous sommes donc dans un cheminement de pensées global : il ne s’agit plus d’une question d’aller ou non à l’école, mais de se réapproprier sa vie et sa confiance en soi, pour les enfants comme les parents.

Apprendre sans contraintes

En unschooling, l’enfant apprend comme il le souhaite, sans contraintes. Beaucoup diront que cela n’est pas la « vraie vie », que l’école apprend à se soumettre aux règles. Effectivement, l’école a été créée pour enseigner la discipline et l’obéissance à une hiérarchie.

Un peu d’Histoire pour comprendre : en 1870, la Prusse inflige une défaite à la France. Il faut donc former des militaires plus obéissants et disciplinés, c’est pourquoi on crée l’école de Jules Ferry. Il faut instaurer un sentiment d’appartenance patriotique (nécessaire aussi pour la colonialisation des « races dites inférieures » par J. Ferry5), puis un esprit de compétition et de comparaison, ainsi que d’exécution des ordres nécessaire pour le secteur militaire, et industriel (travail en usine).

Or en unschooling et sans école, on apprend également à se conformer aux règles de vie, de courtoisie, en famille et dans la société, lorsque ces règles font sens. L’enfant n’est donc pas face à des règles arbitraires hors contexte. Il se sociabilise et vit avec des enfants et adultes de tous âges. En effet, il n’est pas forcément pertinent de retirer l’enfant du monde (en le mettant à l’école) pour le préparer au monde !

Par ailleurs, pour faire face au marché du travail, le bagage le plus solide est la confiance en soi, et savoir apprendre par soi-même. Le monde d’aujourd’hui n’est pas nécessairement celui de demain. Nous le constatons, il change sans cesse. Il faut savoir faire preuve d’adaptation ! L’école est comparable à une course aux notes et aux diplômes. Elle a créé cet imaginaire collectif selon lequel il suffit d’avoir un diplôme pour travailler et réussir. Or ce n’est pas une assurance tout risque contre le chômage. Cela peut même nous pousser dans un métier qui ne nous convient pas. Nous l’avons vécu ou connaissons des personnes dans ce cas.

Pour autant, certains me diront qu’ils ont été « éduqués à la dure » et qu’ils ont appris ! Effectivement, nous apprenons même dans ces conditions car on ne peut faire autrement. Mais à quel prix ?! Les conséquences sur le développement cérébral sont graves : les zones du cortex préfrontal (dirigeant la pensée supérieure, l’exécution, l’action, l’apprentissage et la mémoire) ne se développent pas correctement. Alors que dans un environnement bienveillant (un simple regard attentionné suffit) ces zones créent beaucoup plus de connexions. Oui, on apprend dans un environnement stressant mais avec tellement plus de difficultés, avec l’intégration de mécanismes de manque d’auto-estime et d’auto-sabotage ! (Céline Alvarez6)

D’autres assurent qu’ils ont aimé l’école. C’est possible. Pour ma part, bonne élève, ma scolarité a été plutôt agréable. Pour autant, elle n’a pas été épanouissante. En me penchant sur l’IEF et le unschooling, je me suis aperçue que j’ai été une « bonne victime consentante » du système. Il n’y avait pas le choix. Il fallait faire ses devoirs, avoir de bonnes notes pour les appréciations des professeurs, voire des parents. J’attendais qu’on soit fier de moi, j’ai ainsi renoncé à une partie de moi-même pour devenir ce qu’on attendait de moi. Certains se reconnaitront peut-être… A présent, il faut refaire le chemin vers soi-même.

Résultats du unschooling

Les enfants unschoolers ont confiance en eux et une connaissance d’eux-mêmes. La joie est préservée tout comme cet élan naturel des apprentissages. Ce sont de « vrais » enfants ! Certains iront jusqu’au bac ou feront des études supérieures. D’ailleurs Joyce Reed, co-rectrice de Brown University, témoigne que les enfants non-sco ayant créé leur propre programme sont plus passionnés, plus actifs et plus ouverts. Ils vont vers le professeur, pour lui parler, l’interroger alors que les élèves sortis du lycée pensent que cela ne se fait pas.

Mais alors peut-on passer au unschooling à tout âge ? Oui il est possible de proposer des apprentissages informels quel que soit l’âge, mais il y a une période de transition lorsqu’on déscolarise nos enfants. En effet, il est difficile de se prendre soudain en main quand on a organisé toutes vos journées pendant des années, quand on vous a dit ce qu’il fallait faire, étudier et à quelle heure. Donc c’est anxiogène pour les parents de voir notre enfant perdu. Nous en faisons le constat avec nos filles. Mais nous leur laissons du temps pour se réapproprier leurs envies, leur(s) centre(s) d’intérêt(s). D’après les témoignages, le naturel revient avec un peu de temps. Patience donc… trust & wait.

D’accord mais comment approfondir un apprentissage ? Si mon enfant veut aller plus loin dans une matière, en tant que parent je n’ai peut-être pas les compétences ? L’un de nos amis nous disait que grâce à l’école il avait pu approfondir ses connaissances en mathématiques, et que sans école il n’y serait pas parvenu. Il faut simplement se dire que le parent a un rôle d’accompagnant. Il doit rendre le monde accessible à son enfant. Si celui-ci souhaite apprendre les mathématiques, ou devenir astronaute alors on recherche ensemble les ressources nécessaires (personnes, lieux, livres etc). Ce ne sont pas les adultes qui enrichissent les jeunes. Un astronaute n’a pas forcément des parents astronautes. L’apprentissage est un acte intime : chaque personne est moteur de son apprentissage !

Une autre vision de l’avenir

Pour conclure, depuis que nous avons découvert l’univers de l’IEF, et celui des apprentissages naturels, notre vision du succès a changé (comme pour beaucoup de parents qui témoignent dans le film). Elle n’est plus liée aux qualifications, au fait d’obtenir un diplôme à tout prix, de gagner de l’argent et de l’accumuler. Nous allons vers des idées et questions qui ont plus à voir avec l’équilibre et le bien-être de chacun (enfant comme parent).

Certains pensent peut-être que c’est totalement utopique de vivre en 2018 et de penser comme cela… Je répondrai simplement que c’est un état d’esprit qui se travaille et se cultive afin de ne pas vivre dans un monde de rapports de forces, de domination. Parents et enfants peuvent devenir des partenaires et non des adversaires. Vivre en harmonie, prendre soin de soi sont aussi des bases nécessaires pour nos enfants, pour leur permettre de choisir plus tard un monde professionnel non humiliant.

Enfin, pour ceux qui ont l’impression qu’on se « sacrifie » pour nos enfants en choisissant l’IEF, je peux assurer que ce n’est pas du tout un sacrifice pour moi. Certes il faut faire des choix notamment financiers, mais c’est une chance immense de pouvoir accompagner nos filles. A qui donnerait-on le meilleur de nous-mêmes si ce n’est à nos enfants ? Alors à nous d’inventer la vie qui va avec nos choix.

1Être et Devenir : Faire confiance à l’apprentissage naturel des enfants, Clara BELLAR, Éditions l’Instant Présent / 2Naomi ALDORT Auteure spécialisée en éducation des enfants, conférencière et thérapeute / 3Thierry PARDO doctorat en éducation / 4Claudia RENAU Enseignante pour l’Éducation Nationale et formatrice d’enseignants à l’IUFM ; actuellement éditrice aux éditions l’Instant Présent / 5Jules FERRY discours de 1885 http://www2.assemblee-nationale.fr/decouvrir-l-assemblee/histoire/grands-moments-d-eloquence/jules-ferry-28-juillet-1885 / 6Céline ALVAREZ Auteure et conférencière, linguiste de formation, ancienne professeure écoles

Le coup de cœur de Zoé #1

Voici le livre découvert par Zoé dans notre médiathèque et qui lui a énormément plu ! Il s’agit de Visages du monde de Tamara Garcevic, Éditions Amaterra.

Présentation de l’éditeur : Un livre documentaire pour découvrir 50 ethnies du monde, et la richesse de leur diversité culturelle.

Le livre explique ce qu’est une ethnie et les spécificités de chacune d’entre elles. Il décrit 50 ethnies de 5 continents, à découvrir sur les cartes :

C’est un très bel ouvrage qui fait voyager petits et grands. Il permet d’expliquer de manière simple et efficace les différentes cultures sur notre planète. Nous avons pu aborder la géographie, les mathématiques (lecture de nombres), la lecture bien-sûr, ainsi que la richesse culturelle à travers le monde.

Validé et approuvé par Zoé ! Nous le recommandons sans hésiter 🙂

Les Intelligences Multiples

Cette théorie a été développée par Howard GARDNER (psychologue américain) en 1983. D’après ce-dernier nous n’avons pas une intelligence globale, mais nous développons 8 types d’intelligences. Pour lui la seule raison d’être de l’école devrait être le développement de toutes ces formes d’intelligences.

Quelles sont les Intelligences Multiples ?

Lintelligence musicale se caractérise par la sensibilité à la musique et aux rythmes. Bien que l’on puisse s’en passer pour communiquer, elle reste centrale dans l’expérience humaine. La musique transmet des émotions, et capte des sentiments.

L’intelligence kinesthésique est l’aptitude à utiliser son corps pour reproduire ou effectuer des gestes (danse, sport, travaux manuels etc).

L‘intelligence logico-mathématique est une capacité non verbale de résoudre des problèmes logiques. L’une de ses caractéristiques est de ne pouvoir accepter aucun fait sans l’avoir démontré. Ce raisonnement est utilisé comme base pour les tests de QI. C’est cette forme d’intelligence que Jean PIAGET1 a décrite comme étant « l’intelligence ».

L’intelligence verbale / linguistique permet entre autres de convaincre, animer, transmettre une information, fournir des explications. Elle se traduit également par des facilités de compréhension des règles grammaticales. Cette forme d’intelligence serait la plus largement partagée par l’espèce humaine et la plus étudiée.

L’intelligence visuelle / spatiale se traduit par la capacité visuelle et mentale de percevoir le monde de façon précise (3 dimensions) et de créer des images mentales.

L’intelligence interpersonnelle est une capacité d’ordre social à entrer en contact avec les autres, ainsi que de coopérer et les comprendre, de distinguer leurs caractères, humeurs et intentions.

L’intelligence intrapersonnelle c’est se comprendre soi-même et avoir une idée précise de sa propre vie émotive.

L’intelligence émotionnelle (IE) est un concept proposé en 1990 par les psychologues Peter Salovey et John Mayer, qui réfère à la capacité de reconnaître, comprendre et maîtriser ses propres émotions et à composer avec les émotions des autres personnes. Elle est proche du concept d’intelligence sociale.2

Howard GARDNER a ajouté une 8ème intelligence depuis le début de ses travaux : l’intelligence naturaliste. Elle se traduit par la capacité d’établir des classifications dans la nature (sous ses formes minérales,végétales et animales).

Retrouvez plus d’informations sur le site www.mieux-apprendre.com !

Sources : Intelligences multiples www.mieux-apprendre.com, Revue de pédagogie N°122 (1998) sur www.persee.fr
1Jean PIAGET ( biologiste, psychologue, logicien et épistémologue suisse connu pour ses travaux en psychologie du développement et en épistémologie à travers ce qu’il a appelé l’épistémologie génétique) WIKIPEDIA
2 intelligence émotionnelle WIKIPEDIA